Planifier le financement du transfert pour s’assurer que l’entreprise perdure

15 décembre 2016

Régis Simard a fondé l’entreprise Les Forestiers F.A.J. inc. en 1995. Sa femme, Johanne, est y aussi impliquée en tant que secrétaire-comptable. Depuis quelques années, ils songent à céder l’entreprise.

« Je ne voulais pas la transmettre à n’importe qui, explique M. Simard. La pérennité de l’entreprise est importante. Ça faisait quatre ou cinq ans que j’en parlais à Jean-Louis, un employé clé qui est dans l’entreprise depuis 18 ans et qui est aussi marié avec ma nièce. » C’est à la suite d’un accident de la route, à 57 ans, que M. Simard décide d’enclencher clairement le processus de relève, ce qui accélère les choses.

Aux dires de M. et Mme Simard, Jean-Louis a toujours été un bon candidat pour la relève. Il est débrouillard, vaillant, polyvalent et il aime la forêt. Ce sont des qualités essentielles pour faire ce métier, selon eux. Pour devenir propriétaire, il faut être d’autant plus dévoué. Le travail est exigeant, on peut être parti pendant plusieurs jours ou se faire appeler à toute heure du jour ou de la nuit. « De nos jours, le travail est important, mais la famille et les loisirs le sont tout autant. C’est pourquoi, reprendre l’entreprise est une décision à prendre en couple. »

Une fois la décision prise, le plan de relève est établi. « Le transfert se déroule bien, avoue M. Simard. Il y a des hauts et des bas, le repreneur a ses attentes et, comme cédant, j’en avais aussi, mais avec une bonne communication on arrive à trouver un terrain d’entente. Ce n’est pas comme vendre. Tu veux que le releveur soit capable de garder l’entreprise. »

Tout se déroule en douceur, complète Mme Simard. Il y a de gros enjeux dans ce transfert, précise-t-elle. Le releveur est notre neveu par alliance, on voulait que ça se passe bien. Ça nous a aidé d’avoir un consultant externe comme intermédiaire pour coordonner le tout. On voulait que ce soit gagnant gagnant. »

« Il y a mille et une façons de faire un transfert d’entreprise, précise son mari. C’était important pour nous de nous assurer que Jean-Louis ne serait pas étouffé financièrement, sinon il n’aurait pas pu continuer. Ça prenait une bonne gestion et des gens d’expérience pour nous accompagner afin de trouver la bonne formule pour que l’entreprise perdure. »

Pour l’avenir, M. Simard souhaite que l’entreprise conserve sa place dans l’industrie tout en continuant d’offrir la même qualité et la même expertise qui ont bâti sa réputation depuis sa fondation.

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